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En savoir plus : La gouvernance

Gérer une entreprise à plusieurs, quand tout le monde a le même pouvoir décisionnaire, c’est difficile. Plus le nombre de dirigeants est grand et plus il devient difficile de trouver sa place, de décider, de communiquer...

Penser la gouvernance d’une structure vétérinaire sera donc utile si vous souhaitez gagner en efficacité dans la façon dont les associés pilotent l’entreprise. La gouvernance c’est un ensemble de règles établis librement par un groupe de personnes qui souhaite atteindre un objectif commun.

1. Définir le projet

La première étape consiste à définir l’objectif. Pour un vétérinaire qui travaille seul avoir formalisé son but lui permettra de se concentrer sur celui-ci et de ne pas s’éparpiller. Entre plusieurs associés, se mettre d’accord sur un but commun assure la cohésion de l’équipe dirigeante, pré-requis indispensable pour la réalisation du plan d’action.

Le projet commun est relativement simple dans son énoncé et se confond en général avec les objectifs personnels du dirigeant : augmenter sa rémunération, pérenniser l’entreprise, travailler moins, ... La difficulté viendra du fait que parfois les projets des associés peuvent diverger. La réflexion individuelle sera suivie d’un temps de discussion qu’il convient de ne pas négliger pour s’assurer que le but fixé soit bien partagé par tous. Sans convergence, il y a peu de chances que les associés trouvent ensuite un terrain d’entente sur les modalités du plan d’action et dans ce cas, la pratique montre que les changements deviennent très difficiles à mettre en place.
Une fois le but défini, la discussion porte sur les objectifs et les actions qui seraient les plus pertinentes pour réussir le projet. Le bon rythme pour mener ce travail de réflexion concertée est d’environ une fois tous les deux ans, le plan d’action étant élaboré pour les 24 mois suivants.

Gérer une entreprise à plusieurs, quand tout le monde a le même pouvoir décisionnaire, c’est difficile. Plus le nombre de dirigeants est grand et plus il devient difficile de trouver sa place, de décider, de communiquer...

2. Conduire l’action

Le but fixé, le plan d’action établi, les associés ont maintenant pour mission de conduire l’action. Le meilleur moyen (et le seul à ma connaissance) c’est la réunion opérationnelle. Difficile en effet d’assurer la coordination sans ces moments de cohésion.
Certains auront peut-être déjà vécu des réunions d’associés ou d’équipe décevantes et en gardent un mauvais souvenir. Il y a celles qui s’éternisent et ne sont qu’une succession de discussions stériles jamais suivi d’effets. Celles aussi où l’on ne prend jamais de décisions malgré l’ambiance fort conviviale du restaurant. Il convient donc, pour être efficace, que ces réunions se tiennent à un rythme régulier (idéalement hebdomadaire), qu’elles se concentrent sur un sujet seulement et soient courtes.

Pour bien les mener et bien les suivre, un plan d’ordre du jour et un modèle de compte-rendu sont utiles. Ils seront accessibles à tous et repris en début et fin de chacune des réunions. Vous allez ainsi installer un rythme de travail, donner de la visibilité aux objectifs et à l’avancement des actions, responsabiliser les différents acteurs du projet qu’ils soient associés ou salariés ... bref, donner de la cohésion à votre équipe pour les conduire vers le but fixé.

3. Mesurer l’impact

Pour la cohésion de l’équipe dans le temps, ses membres doivent pouvoir s’assurer du bien fondé des décisions, que ce qui est fait est utile et porte ses fruits. Auquel cas, les associés et l’équipe soignante seront encouragés à poursuivre leurs efforts. Sans retour sur les résultats des actions entreprises, vous risquez en revanche de voir s’émousser dans le temps la motivation des uns et des autres ce qui pourra parfois aboutir soit à un désengagement, soit à une remise en question des décisions, de l’intérêt des réunions voire même du projet commun.

Il est donc important de prévoir dès l’élaboration du plan d’action, quels seront les indicateurs qui vous permettront de mesurer votre réussite (ou si besoin, qui vous permettront d’ajuster votre plan d’action si la réussite n’est pas au rendez-vous). Ces indicateurs doivent être pertinents et surtout faciles à trouver. Ils sont présentés dans un document unique, souvent dans un format A4, de manière visuelle (diagramme, barre d’avancement, courbes, ...) pour être lisibles d’un simple coup d’œil. Les chiffres qui nourrissent le tableau de bord proviennent souvent de différentes sources : logiciel de gestion, statistiques d’achat, expert-comptable, ...
Les associés auront donc le même niveau d’information (le tableau de bord est en général mis à jour tous les mois) et surtout la même base objective sur laquelle réfléchir.

En conclusion, mettre en place des règles de gouvernance dans sa clinique est utile qu’on soit seul ou à plusieurs, car elles assurent la cohésion des associés et plus généralement celle de l’équipe vers l’atteinte d’un but commun : le plan à suivre est clair, la collaboration facilitée et l’implication de tous encouragée dans le temps.


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